jeudi 16 octobre 2008

Les six dossiers jugés « sérieux et digne d’intérêts » proposés à la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) pour validation


Magny-Cours 2

Magny Cours prêt à vendre chèrement sa peau

Unique circuit de formule 1 homologué en France, Magny cours existe depuis 1991. Avec un environnement favorable (un pôle de 500 emplois dédiés à la compétition automobile dont un centre de recherches et de ressources et une école d'ingénieurs), le site cher au président du Conseil général de la Nièvre, Marcel Charmant, pose néanmoins problème.

Le président de la Fédération Internationale, Bernie Ecclestone avait clairement laissé entendre qu'il ne voulait plus du circuit nivernais de Magny-Cours, qui est isolé, difficile d'accès et ne correspond plus aux critères de la F1 moderne, illustrés par le récent Grand Prix disputé en nocturne à Singapour. Mais Marcel Charmant parait décidé à vendre chèrement la peau du circuit nivernais : «Nous avons un projet de rénovation, qui mettra le circuit aux normes actuelles à moindre coût, couplé à des investissements privés pour développer l'accueil et l'hébergement (un hôtel haut de gamme dans un site touristique, "Le Domaine du Grand Bois", proche du circuit et un hôtel plus accessible) et à l'engagement de l'Etat d'achever l'autoroute A77 jusqu'à l'entrée du circuit à l'automne 2010.»

Un concours d'architectes a aussi été lancé. «Si nous conservons la F1 en 2010-2011 et au-delà, le coût total sera de 25 à 30 Millions d'euros et nous serons prêts en 2010. Sans la F1, la rénovation du circuit coûtera entre 12 et 15 Millions d'euros ».

Paris Val d’Europe (Disney Marne-la-Vallée)

Disneyland, Lagardère et Prost dans la course

Alain Prost, porteur du projet du Grand Prix de France à Disneyland Paris, a affirmé, dans les colonnes du Journal du Dimanche, que la pérennité d'une course de F1 dans l'Hexagone était «une question d'intérêt national». «Cela dépasse le cadre de la Formule 1. L'automobile est aujourd'hui un secteur en grand danger qu'il faut défendre en prenant le virage des technologies nouvelles et en réaffirmant notre culture automobile. Le premier Grand Prix européen a eu lieu en France. La F1 participe au rayonnement international, elle renforcera le développement du tourisme étranger».

Face à l'association Court Circuit Val d'Europe, qui a qualifié d'«aberration écologique» ce projet, l'ancien champion du monde a rappelé qu'il «faut s'intéresser à l'équation nuisances/retombées pour mesurer l'importance de cet événement». «Bien sûr qu'il y aura du bruit pendant trois jours. Mais notre démarche est axée sur le développement durable, nous serons vigilants». Disneyland mettrait à la disposition des terrains et le groupe Lagardère serait prêt à investir et à supporter les risques liés à l’organisation d’un événement de cette envergure. Reste à convaincre les élus locaux sur ce circuit non permanent qui semble avoir les faveurs d’Ecclestone.

Pole Val de France (Sarcelles)

Des créations d’emplois en perspective

Regroupant une demi douzaine de communes autour de Sarcelles, ce projet porté par Jean-Pierre Beltoise propose de construire sur des terrains de l’état un pole pédagogique, un pole social, omnisport et technologique dédié à l’automobile avec un circuit permanent. Le projet met en avant son coté haute qualité environnemental. Il serait question de créer 10 000 emplois dans cette région défavorisée.


Grand Prix de France en Yvelines (Flins)

Un devis de 122 millions

«Nous sommes les seuls à pouvoir être prêts dans les temps», a assuré le président du Conseil général Pierre Bédier, lors de la présentation de la candidature des Yvelines. Soutenu par les pilotes Jean-Pierre Jabouille et Philippe Monneret, Pierre Bédier a mis en avant un «dossier fiable économiquement, juridiquement et politiquement» qui se situerait sur les communes de Flins-sur-Seine et des Mureaux.

L’autoroute A13, les voies ferrées et la Seine mais surtout le «lien historique avec l'automobile» sont une des forces de ce dossier. L’opération, d’un coût de 122 millions d'euros, serait intégralement prise en charge par le Conseil général.


Paris Motorspace (Domaine de Ferrières)

Une grande partie de l’énergie produite sur place

Autofinancé à plus de 100 millions d'euros, Paris Motorspace vise l'excellence. Orchestré par Benjamin de Rothschild, ce projet serait situé sur le circuit permanent à Ferrière dans l'est parisien. Regroupant un pôle technologique, un pôle éducatif et un pôle de compétition, cette aventure pilotée par Philippe Poincloux, manager de Luc Alphand, et comprendrait une piste de 5,2 km à géométrie variable et des circuits "terre" dessinés par l’ancien skieur. En collaboration avec le Pôle Solère, ce projet se veut à la pointe des nouvelles techniques environnementales avec un objectif de 50 à 70 % de l'énergie produite sur site.

La liste ci-dessus n'est pas exhaustive. Le projet "Paris Gonesse Plaine de France" demeure cependant, pour le moment, mystérieux. Quant aux projets de Rouen, Le Bourget, Evry ou Melun, ils paraissent mort-nés.

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